Ubuntu Open Week

OpenWeekUn petit évènement vient égayer la morosité de cette semaine de rentrée de vacances : l’Ubuntu Open Week. Comme le nom le laisse entendre, il sera question d’Ubuntu : une semaine entière dédiée à notre distribution favorite durant laquelle de nombreux intervenants vont, tour à tour, nous en apprendre un peu plus sur les rouages du système. Ça se passe sur le salon IRC #ubuntu-classroom (réseau freenode), où des mini-conférences sont organisées tous les jours, cette semaine, entre 17H00 et 00H00. Le programme est riche : Packaging, virtualisation, gestion des bugs, tout (ou presque) y passera, avec la possibilité de poser des questions.
Seule contrainte : l’anglais, tout se déroule intégralement dans la langue de Shakespeare (bien qu’on ne puisse pas dire que ce soit un problème).

Bonne semaine libre à tous les Ubunteros !

Perseverare diabolicum

En février, j’avais eu droit aux frasques agricoles d’un omniprésident campagnophobe ; je pensais avoir atteint un sommet de débilité elyséenne, mais non ! C’est à croire qu’à chaque fois que je pars, j’ai droit à quelque extravagance de notre petit monarque (ou bien ce n’est peut-être que quand je pars que j’ai le temps de me rendre compte de ces énormités présidentielles).

Cette fois, après le fumier et les vaches, Sarkoléon s’est adressé à la foule grognarde depuis son beau château, nous offrant une étrange prestation, à mi-chemin entre l’heure de vérité et au théâtre ce soir. « Je ne suis pas un roi », nous a-t-il dit. Non, c’est un empereur.
Après la fabuleuse affirmation de janvier (« Les caisses sont vides, bonne année »), il nous dit « J’ai pas de sous, le pétrole monte, c’est la crise des Bourses au niveau mondiale, c’est pour ça que je peux rien faire : c’est pas ma faute à moi. ». C’est risible ; l’argument mondial comme seul rempart, Sarkoléon le petit ferait-il dans le tragique ? Certes, la configuration actuelle n’est pas des plus confortable, mais quand on trouve je ne sais combien de milliards pour augmenter son salaire de façon exponentielle et financer le paquet-fiscal-pour-riches, on n’a pas le droit de se cacher derrière une situation économique désastreuse. Ça a au moins le mérite de clarifier l’ordre de ses priorités : d’abord lui, les riches ensuite… et que les pauvres travaillent (après tout, c’est bientôt l’été, les gens peuvent bien dormir dehors). De toute façon il ne peut rien faire (c’est pas sa faute, à lui). On constate ainsi une érosion du slogan populiste de Sarkozy candidat, qui ne tient plus qu’en deux mot : travaillez plus. Qu’on ne s’étonne pas que 72 % du vulgaire soir déçu.
Mais il a aussi dit des choses vraies : il a fait des erreurs. On n’avait pas attendu qu’il nous le dise pour s’en rendre compte, mais qu’il n’aille pas nous faire croire que ce ne sont que des erreurs de « communication »…
Et puis il y a le RSA. Sa seigneurie veut aider les pauvres, comme Robin des Bois. Pour ça, elle va leur donner de l’argent, comme Robin des Bois. Le problème, c’est qu’il est hors de question de voler aux riches (même de leur demander, d’ailleurs) ; contrairement à notre grand héros, notre petit président innove donc dans la bêtise en volant aux pauvres pour donner aux pauvres : vous ne voudriez pas le priver de sa Rolex, non mais !

Quatre-vingt dix minutes de pur bonheur (c’est qu’il est drôle dans la connerie, le bougre !), qui ne font cependant pas oublier une année calamiteuse pour le peuple (qui l’a élu, certes : c’est que les beaux-parleurs, ça embobine). Plus que quatre ans à tenir, diront certains. Mais finalement, quand on voit les licenciés de Gandrange, les expulsés victimes de la politique chiffrée d’Hortefeux, les travailleurs pauvres, les SDF, on aimerait bien dire à notre président : « Casse toi, pauv’ con ! ».

« Voici de l’or, viens, pille et vole,
Petit, petit. »

(Oui, je suis revenu ;) )

Bis repetita placent : I’ll be back 2.

Comme le titre ne le laisse pas entendre, je pars demain en Bretagne, et je reviens samedi. Comme d’habitude, j’accorde une confiance aveugle aux milliers de visiteurs de ce blog en laissant ouverts les commentaires.
Oui, je ne serai pas là pour la sortie d’Ubuntu 8.04 LTS (m’en fou, je l’ai déjà :P ), à moins que je ne trouve une connexion internet au pays de la pluie.

À dans 6 jours, donc.

Ubuntu 8.04 : Pré-commandes ouvertes sur Shipit !

Nouveau look pour shipit, désormais similaire à celui du site de Canonical et d’Ubuntu, qui coïncide (comme c’est étrange ;) ) avec l’ouverture des pré-commandes de CD de la version 8.04 LTS d’Ubuntu : Hardy Heron.
Canonical propose, au travers de ce site, d’envoyer gratuitement (oui, gratuitement) des CD d’Ubuntu pressés, avec une joli pochette. « Des CD », le mot est un peu fort, puisque cette fois la firme anglaise se limite à ne nous en envoyer qu’un, alors qu’on pouvait en avoir jusque dix pour les versions précédentes (mais un, c’est déjà pas mal).
Les CD, qui commenceront à être envoyés à la sortie de la version finale, mettent quelques semaines à arriver (la gratuité à un coût…), souvent trois ou quatre.

Vous pouvez donc commander dès maintenant un CD d’Ubuntu, de Kubuntu ou d’Edubuntu grâce à Shipit !

On diabolise la Connaissance !

Le type qui a dit que l’« Histoire n’est qu’un éternel recommencement », il avait fichtrement raison !
Tout comme l’Encyclopédie du siècle des Lumières, Wikipédia est autant appréciée que décrié, non plus par le pouvoir en place cette fois, mais par les « élites » : experts, profs, et autres enseignants. Et pourtant, l’encyclopédie libre et gratuite est bien loin de toutes les caricatures qu’on en fait, mais ça, le vulgaire l’a bien compris (il n’y a qu’à voir le nombre d’articles et de visites).

On nous dit « Tout le monde peut modifier, ce n’est pas fiable. », mais pour dire ça il faut vraiment n’avoir rien compris au système : si tout le monde peut modifier, tout le monde peut corriger. Idéaliste ? Il suffit de regarder l’études de la revue Nature, qui comptabilise 3,86 erreurs par article pour l’encyclopédie libre contre 2,98 pour la célèbre encyclopédie Britannica, ou encore celle parue dans l’hebdomadaire allemand Stern, qui nous apprend que sur une échelle de 1 à 6 (1 étant la meilleure note), Wikipédia obtient 1,7 alors que l’encyclopédie allemande Brockaus n’obtient que 2,7. En plus de ça, chaque article dispose de sa propre page de discussion où les utilisateurs peuvent interagir dans le but de rédiger un article juste et complet.
Dire que « Tout le monde peut modifier, même les vandales. », c’est à nouveau avouer une mauvaise compréhension du système. En effet, au cours de son évolution, Wikipédia s’est doté d’une équipe efficace, composée de wiki-pompiers (chargé d’apaiser les conflits), de patrouilleurs (qui luttent contre le vandalisme en vérifiant les modifications récentes), d’arbitres, de médiateurs, d’administrateurs, … Le vandalisme, tout comme le fanatisme ou même la publicité, est donc rapidement supprimé.
Un autre point fort de Wikipédia est le nombre d’articles. Alors qu’une encyclopédie classique telle que Britannica nous en propose 120 000, l’encyclopédie libre et gratuite peut se vanter de comporter plus de 643 000 articles dans sa version française, et plus de 2 320 000 en anglais (on note aussi que le multilinguisme est une autre qualité de Wikipédia).

Wikipédia n’a rien à envier aux encyclopédies papier archaïques : les critiques qu’elle essuie sont donc des plus injustes. Bien sûr, il faut se méfier de ce qu’on y trouve ; ça s’appelle « l’esprit critique », mais il faut avoir strictement la même attitude avec tout ce qu’on lit, même dans les mastodontes encyclopédiques en trop de volumes qui, outre le fait qu’ils contiennent des erreurs, prennent plus de place qu’un ordinateur.

Rien ne vaut le témoignage de l’académicien Michel Serres, dont l’enthousiasme communicatif fait plaisir à entendre ;

(Extrait trouvé sur le framablog)