Halte à la connerie humaine à grande échelle via Le Monde !
16 février 2009 — Nicoz
© gillesklein Creative Commons BY-SA 2.0 GenericDans Le Monde daté de samedi-dimanche, on peut lire une tribune de Luc Besson, réalisateur, producteur, scénariste et râleur de son État, intitulée « Halte au piratage à grande échelle via Internet ! » Dans cet article acerbe, le bonhomme, un peu naïf ou très idiot au choix, se fait le franc-tireur de Mme Albanel en défendant, corps et âme (mais plus avec son corps qu’avec son cerveau) la riposte graduée ; en présentant les pirates comme des criminels, Internet comme Le Grand Vice de l’Humanité.
Il nous dit, voulant faire preuve d’un humanisme débordant, que « Certains internautes se cachent derrière une idéologie, celle de la « culture gratuite », oubliant au passage les centaines de milliers de salariés qui vivent de ce secteur. » Je crois comprendre ici qu’il n’aime pas la culture libre ; pardon, « gratuite », free as in free beer… Mais que pense M. Besson des centaines de milliers de salariés de Total qui ne touchent pas, comme un grand dirigeant trotskiste en a pourtant exprimé le souhait un certain jeudi soir dans son palais doré, 33 % des bénéfices de l’entreprise et qui ne peuvent ainsi pas se permettre de dépenser plus de 10 € pour regarder un film dans une salle de cinéma, au chaud, en mangeant des popcorns ?
« Il y a 500 000 vols de films par jour en France : 500 000 connexions illégales. Les internautes français détiennent ce triste record du monde. Voilà une bien mauvaise image pour le pays des droits de l’homme. », nous dit-il encore. Mais la France, ce pays des droits de l’homme qui tend à ne plus les respecter, s’il est bien discutable qu’elle détienne le record du nombre de films piratés par jour (le chiffre de 500 000 a été prouvé faux d’un facteur 5 au moins), ne conserve-t-elle pas pour autant le record du nombre d’entrées ? M. Besson, vous connaissez Taken, vous savez, ce film dont vous êtes un scénariste. Vous devez aussi savoir qu’il a généré plus d’un million d’entrées, alors même qu’il a été abondamment « piraté »… Je ne parlerais pas non plus de Bienvenu chez les Ch’tis, qui a battu La grande Vadrouille alors même que le pays des droits de l’homme était infesté de « pirates » comme M. Besson les aime appeler.
Si les Français qu’il semble tant dénigrer « piratent », cela devrait au contraire le satisfaire. À moins, bien sûr, qu’il se foute de la culture, autant que des internautes. Car qui n’a jamais lu le livre qu’un ami lui a prêté ? Qui n’a jamais regardé le DVD qu’un ami avait acheté ? Qui n’a jamais écouté le disque qui gisait sur le bureau d’un collègue, disque dont l’industrie déclinante devrait d’ailleurs s’évertuer à évoluer plutôt qu’à arrêter l’évolution ?
M. Besson présente, en outre, les « dealer » du droit d’auteur, qu’il érige au rang de criminels de la culture, en nous gratifiant d’un « en matière de délit, complicité vaut crime ». Il nous refait la loi, plaçant sur un pieds d’égalité l’infanticide et le complice du voleur d’abricots. Oui, M. Besson, vos « connaissances en droit sont limitées ». Elles sont même terrifiantes. Le code pénal stipule clairement que le complice d’un délit risque la peine qu’il aurait risqué s’il avait lui même commit le délit ; il ne risque pas pire, et il n’en est pas plus criminel. Crimes et délits ne sont pas la même chose… Libération dirait « c’est un non-sens », moi, je dis que c’est une erreur, que c’est faux, que vos propos, ici révélateurs de l’ensemble de votre tribune, sont un tissu de mensonges démagogiques.
Victor Hugo déclarait : « Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient —le mot n’est pas trop vaste— au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous. » Gageons que cela s’applique aussi aux films.
Le problème, voyez vous, c’est qu’Hadopi annihile les droits du spectateur, du « genre humain » au profit de ceux de l’auteur, de « l’écrivain »… Hugo serait ravi…





16 février 2009 à 5:05
Excellent billet Nicoz, franchement bravo ! Je partage entièrement ton analyse
16 février 2009 à 7:11
Excellente analyse … Dommage évidemment que les milliers de gens qui pensent comme toi ne soient pas plus entendus.
16 février 2009 à 8:10
Bonjour
J’ai commencé à lire votre article, puis lors du passage sur Total, vous avez les mêmes préjugées que vous critiquez sur Luc Besson, et qui sont colportées par les médias. Je n’ai pas lu la suite du coup, car ces préjugées enlèves toutes crédibilités pour la suite !!
Jpo
16 février 2009 à 8:42
C’est vrai que le passage sur Total « gâche » un peu l’article.
À part ça, ce billet mériterait d’être lu par pas mal de monde, disons comme un droit de réponse à l’article « Le Monde ». Histoire que les lecteurs n’est pas qu’un seul son de cloche!
16 février 2009 à 12:14
C’est complètement débile ces histoires de piratage… la personne qui veut aller voir un film en salle va y aller…
comment on peut qualifier les enregistrement VHS de l’époque?
16 février 2009 à 12:47
Hello !
Excellente coup de gueule (même si effectivement, Total c’est un peu HS et décrédibilisant). Pourquoi pas l’envoyer au Monde ? En retravaillant le texte, en joignant le document de la Quadrature du Net sur Hadopi…
Le Monde est un des journaux français les plus sérieux (dans le bon sens du terme), même s’ils sont un peu largués sur les TIC (à quand un équivalent Ecrans.fr ?). Je pense que s’ils arrivent à l’intégrer en un article, ils publieront (au moins en ligne) ce type de « droit de réponse » (je met les guillemets car ce n’est pas un droit de réponse au sens strict, qui lui est obligatoire mais auquel personne n’a droit ici, à défaut de ciblage d’un individu).
16 février 2009 à 12:49
On en parle dans le « Journal d’un avocat », c’est très intructif :
Quelques leçons de droit (et même un peu d’économie) à l’attention de Luc Besson
16 février 2009 à 13:33
Je ne suis pas certain que l’on ait la même vision du problème. En voici mon point de vue.
Je suis fermement opposé au piratage que je trouve absolument inadmissible, au même titre que le vol. J’ajouterai qu’en plus c’est du vol qui s’apparente presque à de la kleptomanie dans la mesure où grand nombre de personnes qui piratent, téléchargent tout et n’importe quoi, en se retrouvant avec des œuvres formidablement mauvaises qu’il ne regarderont ou n’écouteront de toutes façons jamais.
Face à ça, de belles initiatives (Nine Inch Nails, Radiohead) de culture gratuite se popularisent et marchent plutôt bien (car elles génèrent des ventes !).
On trouve aussi, sur Jamendo parmi plein d’autres, des artistes qui partagent librement leur créations et qui se font connaître plus par la valeur de leur musique que par la puissance du label qui les soutient, ce qui est aussi fantastique.
Si malheureusement l’artiste ne considère pas encore la gratuité comme une solution, il existe des outils gratuits (Jiwamusic, Deezer) pour écouter leurs œuvres sans avoir besoin de verser une quinzaine d’euros.
Enfin, pour découvrir la musique, il existe toujours le prêt de CD, et des sites comme Last.fm.
Pourquoi donc se plaindre d’efforts fait dans la lutte contre le piratage ? Les solutions ne sont peut-être pas idéales, mais elles ont le mérite d’exister. Si en parallèle les consommateurs de « culture » faisaient l’effort de chercher des alternatives gratuites ou libres, tout comme ils peuvent/devraient le faire pour les logiciels, peut-être que les mentalités des artistes et des labels changerait.
16 février 2009 à 15:25
Bien vu, ce billet… C’est bon de voir de temps en temps qu’on est pas seul.
Pour ma part, je rajouterais, comme djib, que la plupart des contenus téléchargés ne sont pas écoutés/regardés… tout en ayant une analyse strictement inverse.
Si je pirate un film, et que je l’efface de mon disque dur plus tard, sans l’avoir regardé, il n’y a aucun préjudice pour les AD (ayant-droits). Si je pirate le film ou la série que j’ai raté hier soir, je regarde le téléchargement pirate, mais quelle différence ça fait pour les AD, puisque j’aurais pu aussi bien l’enregistrer ? Si un gosse de 12 ans se retrouve avec 80 Go de musique sur son Ipod, quel est le préjudice des AD, puisqu’il n’aurait jamais pu se payer cette musique sur Itunes, ses parents ne sont pas au courant, et ils n’auraient de toutes façons pas les moyens.
(il faut relativiser cette vision, qui ne tient pas compte du fait de partager en même temps que télécharger… mais ça n’enlève rien à la réflexion).
Pourtant, tous ces cas de piratages sont pris en compte au même niveau (et ça c’est de la manipulation éhontée)!!
La première vérité n’est pas le manque à gagner exposé : tout d’abord il est faux, car on ne décompte pas les contenus qui n’auraient pas été achetés (piratages effacés avant utilisation, disproportionnés par rapport au revenus, ou qu’on peut se procurer gratuitement par des moyens légaux -> tv, radio). Ensuite, il est mis en avant, non pas pour enrayer le piratage, mais pour justifier les pertes de l’industrie auprès des actionnaires gogols qui y croient.
La vraie raison, c’est que la mise à disposition sans limite fait exploser la bulle virtuelle de la demande : la première fois que je suis allé sur deezer, j’étais émerveillé, mais j’ai mis bien 5min à trouver quoi y chercher. Si tu bois du crémant seulement à noël, tu le dégusteras, si tu bois du champagne tous les jours, tu t’en lasseras… C’est l’ultime secret de toutes les industries de l’art : un savant mélange entre prix, nouveauté, et attraction du consommateur. Une fois que le voile est levé, le consommateur remarque enfin qu’on veut lui vendre de la m… et devient plus sélectif. (avant quand il achetait de la m…, il se forçait inonsciemment à la trouver bonne pour ne pas s’avouer qu’il s’était fait plumer…)
La seconde vérité est plus philosophique : je ne reconnais pas la propriété intellectuelle. (ah, ça fait mal !).
Celle-ci n’a été inventée finalement que très récemment dans l’histoire de l’humanité, et inventée par ceux qui en profitaient… Oh bien sûr, aujourd’hui c’est considéré comme acquis, légiféré, codifié … tout comme l’esclavage autrefois : il y avait pourtant beaucoup de gens pour penser que la propriété des humains était normale, alors qu’aujourd’hui on la trouve abominable.
Personnellement, je pense que limiter l’accès à l’art, à la culture, à l’information, sur des critères de ressources est abominable et inacceptable, et que cette propriété intellectuelle *temporaire* disparaîtra d’elle-même, d’ici une ou deux centaines d’années.
Texte sous GPLv3.
16 février 2009 à 16:22
Pierro, ton premier point de vue est amusant et intéressant. C’est vrai que si tu ne regardes pas ce que tu télécharges il n’y a pas vraiment de préjudice… mais bon, pourquoi alors est-ce que tu télécharges ?
Par contre gaver un gamin de 80Go de musique est complètement ridicule, d’autant plus qu’il risque d’écouter deux chansons de Rihanna en boucle. Je trouve que c’est aussi un danger car ça donne l’impression du tout gratuit. De plus ça n’apprend pas à sélectionner, à faire des choix, à être critique, …
Pour ce qui est de télécharger la série de la veille pour pouvoir la voir, c’est un point de vue qui me semble assez défendable, surtout depuis qu’il n’y a plus de publicité sur les chaînes publiques.
Pour ta deuxième remarque je suis déjà beaucoup moins d’accord. Pourquoi ne pas accepter la propriété intellectuelle si tu reconnais la propriété physique ? Mon voisin qui a une Porsche 911 GT3 n’a t’il pas l’équivalent d’un film dont j’ai seulement le droit de voir la pochette ?
16 février 2009 à 17:39
LUC BESSON tue la culture.
C’est lui le responsable : comme dans le disque, et c’est démontré en filigrane dans le document La quadrature du Net, le rétrécissement de l’offre, pour raison d’économie, a tué cette culture. Lorsque tout le monde se filait des cassettes, il y avait des milliers de boites de production, des milliers de disques. Aujourd’hui, tout se ressemble, et rien ne se vend. En 1980, il y avait 300 boites de disques, 150 en 1990, 10 en 1995, 5 aujourd’hui. Cherchez l’erreur . le mp3 n’y est pour rien.
Besson, en standardisant ses produits ( ses films) participent à la normalisation du cinéma. C’est lui qui fait fuir le spectateur. AHHHHH mais on va me dire que ses films ont du succes. OUI. Mais pour un spectateur attiré par Besson, combien de cinéphiles fuient ? Quand tous les films ressembleront au 5e elément, qu’iront voir les publics qui haissent ce type de blockbuster ? Et ces petits publics, cette majorité en fait, aujourd’hui n’achètent plus de disques, et demain n’iront pas voir les films de Besson.
Il nous restera le livre.
16 février 2009 à 20:30
Que fout un billet de gauchiste sur le planet libre ?
Pirater c’est du vol, point barre. Faut arrêter de jouer les chialeuses. Ça me fait rire le speech sur la culture, de l’argument de sacré connard.
17 février 2009 à 7:41
Ont Parle de culture et quand ils depenses des millions en publicité pour un film navet pour berné les gens et rentabilisé leurs navet au détriment de notre temps perdu,du popcorn payé,stationnement et de la gardienne,alors les Pirates ce sont eux les producteurs! Tout le monde ou presque font du cinema pour la grosse argents et l’art prend le bord.
18 février 2009 à 12:12
Excusez moi de vous avoir dérangés dans vos convictions (ça ne s’adresse pas à tout le monde). Je revendique simplement mon droit de libre expression. Je n’incite pas au piratage, je dis juste qu’il faut se poser les bonnes questions, et qu’il faut se les poser sur le long terme, et comme dirait notre bon président… pas de tabou!
La propriété intellectuelle est intrinsèquement différente de la propriété matérielle. Je reprends l’allégorie de la pomme et de l’épicier de notre cher Pascal Nègre, mais contre lui : si je vole une pomme, elle manquera à l’épicier. Si je télécharge un mp3, il faudrait que l’ayant droit arrive à prouver à 100% que je l’aurais acheté, pour démontrer qu’il lui manque quelque chose, et personne ne peut prouver ça.
C’est philosophique, mais très intéressant sur le fond.
L’immatériel ne coute rien à dupliquer et à diffuser. De plus, l’auteur qui créé une chanson (par ex), ne s’appuie-t-il pas sur des éléments inventés pas les autres : les mots, la musique, le solfège, les accords de base (la plupart du temps les 4 mêmes dans 90% des top charts; lol). Ils réexploitent des créations et des idées qui appartiennent à tout le monde. C’est donc juste le fait de les réagencer d’une manière inédite dans leur cerveau, qui leur donnerait le droit de propriété ?
Je respecte la loi, mais je n’approuve pas le principe. C’est ce dernier, exacerbé, qui permet que soient déposés des brevets aussi débiles que le clic de souris, la barre de progression ou le lien hypertexte (je ne sais pas s’ils ont été acceptés ou pas, mais le fait qu’on ose les demander me laisse sur le c..)
Je me permets de citer Victor Hugo, gauchiste anarchiste notoire, à propos du droit d’auteur : « Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient—le mot n’est pas trop vaste—au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’ écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’ écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous. »
18 février 2009 à 21:14
C’est du bourrage de crâne le pseudo-débat philosophique, juste une manière de justifier son téléchargement de films et de musique à l’oeil.
Je fais partie des internautes qui prennent leur musique sur le net. Je regrette qu’il n’existe pas de plateforme à la woink (lossless) payante/légale mais je ne m’en sers pas comme excuse. Je vole quelque chose à des ayants droits et quand je recevrai un mail d’averto je ne trouverai pas ça injuste.
Le prix des disques dur ne serait pas si bas, il y aurait beaucoup moins de téléchargement. La première raison du piratage c’est parce que c’est gratuit et très facile, il faut assumer sa part de vice et arrêter l’hypocrisie un moment.
L’argument de la pomme et de l’épicier c’est totalement irrecevable à notre époque où la dématérialisation des données et des informations est quasi-générale. De la malhonnêteté intellectuelle digne d’un lycéen porteur kieffeh et fumeur de joints.
19 février 2009 à 11:03
Olivier, je ne bourre le crâne de personne. Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Mais si tu avais un peu d’honnêteté intellectuelle, tu travaillerais un peu plus tes arguments.
Je ne justifie aucun piratage. Il ne faut pas pirater. Non pas parce que c’est immoral, mais parce que la loi l’interdit.
Cependant les lois sont temporelles et ont été créées par les hommes. Parfois elles sont justes, parfois injustes, suivant les pays, les époques, les opinions. Aujourd’hui, la loi permettra peut-être qu’en France, on nous oblige à manger des OGM sans pouvoir le savoir (pas d’étiquetage clair, ou à travers la nourriture des animaux…). Aujourd’hui, si tu transmets la recette du purin d’ortie (préparation insecticide naturelle et ancestrale), tu es passible d’une lourde amende : il faut utiliser des insecticides polluants, reconnus officiellement par l’état. Si j’étais né 600 Km plus au nord, je pourrais fumer tranquillement du cannabis sur ma terrasse comme je suis né en France, je suis passible de prison (je ne fume plus, mais ça me fait plaisir que tu me rajeunisses, lol).
La loi, il faut la respecter pour maintenir l’ordre dans la société, mais elle n’a pas de valeur universelle.
Il y a bien sûr des valeurs humanistes et morales qui ont une valeur universelle (ça dépend encore pour qui) : habeas corpus, droits de l’homme, liberté d’expression…
Ma proposition de réflexion se limite simplement à dire : et si on ne reconnaissait plus la propriété intellectuelle ? Pas demain, ni après-demain, ni dans 10 ans… Mais si c’était un futur possible?
Si ces modestes commentaires ne sont qu’un pseudo-débat, c’est malheureusement par ta faute. On ne débat pas en ne répondant qu’à la moitié d’un argumentaire, avec des affirmations non étayées : « L’argument de la pomme et de l’épicier c’est totalement irrecevable à notre époque où la dématérialisation des données et des informations est quasi-générale. » Ce n’est pas parce que quelque chose est généralisé, qu’il ne faut plus y toucher ! Si personne n’avait remis en cause les lois, tu aurais droit de vie et de mort sur ta femme et tes enfants, tes biens seraient la propriété du seigneur de ta région, et l’église pourrait te torturer à mort sur simple dénonciation. Tout ça était aussi la loi, quasi-généralisée à une époque, et il se trouvaient toujours une majorité de moutons pour traiter d’imbéciles ceux qui voulaient la remettre en question.