Politique & logiciel libre : tribune de Cohn-Bendit dans Le Monde

Un rapide billet pour vous signaler qu’on retrouve dans Le Monde sorti ce soir et daté du 16 juin 2009 une tribune de Daniel Cohn-Bendit, élu député européen sur les listes Europe Écologie en Ile de France, intitulée « Faisons passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre ». Ce n’est absolument pas une parodie, et c’est même assez riche d’enseignements ; c’est à découvrir dans la version papier ou sur le site du Monde.

Morceaux choisis :

« Depuis une semaine, je dis et répète : Europe Ecologie n’est pas propriétaire de ses électeurs. Si un droit de propriété électoral devait exister, ce serait évidemment celui des citoyens sur les formations qui les représentent, et non l’inverse ! Saine évidence que nos concurrents - et peut-être futurs partenaires - devraient méditer. »

« Les idées, pas plus que les personnes, n’appartiennent pas à quelqu’un. Elles ont vocation à circuler librement, à se propager et à évoluer aux contacts des autres. »

« Alors, à la lancinante question du « qu’allons-nous faire », je réponds que nous allons continuer à briser la logique du « système propriétaire » qui domine notre vie politique nationale, tant au niveau global qu’au niveau local, tant par l’Europe qu’à l’occasion des élections régionales. Plus que jamais, nous allons promouvoir la notion de « logiciel libre » appliquée à la politique et à la société. »

« Dans la politique, comme dans la nature, la biodiversité est une richesse et toute tentative de nous fondre dans une sorte de grand parti social-démocrate serait synonyme d’appauvrissement. Nous voulons essaimer nos façons de faire et de penser la politique auprès de nos concurrents et potentiels partenaires. »

Une vision inhabituelle et intéressante de la politique, à lire de toute urgence !

Écran noir avec Stellarium sous Hardy

StellariumStellarium est un logiciel de planétarium libre proposant une magnifique vue de l’infiniment grand, disponible dans les dépôts Ubuntu Hardy en version 0.9.1-2. Cette version comporte malheureusement un petit bug qui empêche toute visualisation, avec mon environnement en tout cas (et je ne suis pas le seul !), rendant le logiciel complètement inutilisable. Le problème est connu depuis quelques mois maintenant (il a d’aileurs fait l’objet d’un rapport de bug Debian), et Heine Larsen a même déjà proposé un patch, qui fonctionne. Le patch en question a été appliqué à partir de la version Debian 0.9.1-3 de Stellarium, or comme je l’ai dit juste avant, la version disponible avec Hardy est la 0.9.1-2… La version 0.9.1-3 a été disponible sous Intrepid (la version de développement d’Ubuntu), avant d’être remplacée par la version 0.9.1-4, elle aussi patchée. Il reste donc deux solution : attendre la sortie d’Intrepid Ibex (en octobre), ou bricoler !
Me retrouvant confronté à ce problème, j’ai tenté l’installation de la version de Stellarium actuellement disponible sur Intrepid (la 0.9.1-4, donc), sans rencontrer le moindre souci : je peux donc à nouveau profiter de ce petit bijou visuel.
En attendant un éventuel backport de la version 0.9.1-4 de Stellarium de Intrepid vers Hardy, il est donc possible de télécharger et d’installer manuellement la version d’Intrepid qui fonctionne parfaitement sous Hardy.

Installer les paquets Stellarium d’Intrepid

Stellarium se compose de deux paquets. Le premier, stellarium-data, contient les données et n’est pas propre à une architecture (c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un paquet, que vous ayez une architecture i386 ou une architecture amd64). Le second paquet, stellarium, existe lui en deux versions, pour les architectures i386 ou les architectures amd64.

  1. Désinstallez, s’ils ne le sont pas déjà, les paquets stellarium et stellarium-data (en passant pas Synaptic par exemple) ;
  2. Téléchargez le paquet stellarium-data_0.9.1-4_all.deb :

    wget http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/pool/universe/s/stellarium/stellarium-data_0.9.1-4_all.deb

    • Si vous avez une architecture i386, téléchargez le paquet stellarium_0.9.1-4_i386.deb :

      wget http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/pool/universe/s/stellarium/stellarium_0.9.1-4_i386.deb

    • Si vous avez une architecture amd64, téléchargez le paquet stellarium_0.9.1-4_amd64.deb (je ne l’ai pas testé) :

      wget http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/pool/universe/s/stellarium/stellarium_0.9.1-4_amd64.deb

  3. Installez le paquet stellarium-data puis le paquet stellarium,
    • Pour les architectures i386 :

      sudo dpkg -i stellarium-data_0.9.1-4_all.deb stellarium_0.9.1-4_i386.deb

    • Pour les architectures amd64 :

      sudo dpkg -i stellarium-data_0.9.1-4_all.deb stellarium_0.9.1-4_amd64.deb

  4. Voilà, vous pouvez de nouveau utiliser Stellarium !

Comme d’habitude, faites attention, je vous rappelle qu’il est fortement déconseillé d’installer des paquets ne provenant pas des dépôts ! ;)

26/07/2008 : Pour faire moins barbare, il existe un logiciel prévu pour faire ce genre de choses : Prevu ! ;)

Firefox 3 sort le 17… enfin, presque !

FirefoxL’information, dévoilée il y a peu, a déjà fait le tour de la blogosphère et pour cause : il s’agit de la date de sortie de la prochaine mouture de Firefox. La troisième version du célèbre navigateur libre et gratuit devrait en effet être disponible le 17 juin… en Californie ! Constatation rapide ; la France est dans le fuseau UTC+1, et puisque nous sommes à l’heure d’été, nos horloges affichent l’heure UTC+2 ; la Californie est elle dans le fuseau UTC-8, mais eux aussi ont leur heure d’été (« Daylight saving time »), ce qui les ammène à UTC-7, on arrive ainsi à un décalage de 9 heures. Donc, quand il sera minuit le 17 juin 2008 en Californie, il sera 9 heures chez nous (et nous serons aussi le 17 juin), et lorsqu’il sera 23H59 le 17 juin en Californie, il sera 8H59 chez nous, et nous serons le 18 juin (De Gaulle, tout ça). Tout dépendra donc de l’heure à laquelle les Califoniens décideront de rendre Firefox 3 disponible.
L’autre raison qui pousse tant de monde à s’intéresser à cette date, et précisémment à celle là est l’organisation d’un « Download Day », qui a pour but de battre le record du « logiciel le plus téléchargé en 24 heures ». Je ne suis pas particulièrement enthousiasmé par cet évènement ; il est impossible de compter précisément le nombre de téléchargements, le risque de surcharge des serveurs est considérable, et la sécurité pourrait donc en pâtir (miroirs obscurs, par exemple). Bien sûr, je soutiens l’idée d’un « coup de pub », tout ce qui fait la promotion des logiciels libres est bon à prendre, mais la forme ne me plaît pas.

Les nouveautés

La nouvelle version du navigateur libre apporte, outre une sécurité renforcée, son lot de nouvelles fonctionnalités. On découvre, par exemple, l’« Awesome Bar » (ou barre d’adresse intelligente), qui remplace avantageusement la barre d’adresse traditionnelle, ou encore une nouvelle gestion des marque-pages (qui offre la possibilité de marquer une page en un clic et d’attribuer des étiquettes). L’interface de gestion des modules complémentaires a été revue, de même que celle des téléchargements, et les performances ont été améliorées, pour aboutir à un navigateur quatre fois plus rapide que Firefox 2, et environ dix fois plus rapide qu’IE 7.
La sécurité a, elle aussi, été améliorée : Firefox 3 propose un filtrage des sites malveillants (qui contiennent des virus, des chevaux de Troie, …) et des sites de phising. De plus, les informations des sites sécurisés sont facilement accessibles en cliquant sur l’icône dans la barre d’adresse. Enfin, la demande d’enregistrement de mots de passe ne bloque plus le chargement de la page : il est désormais possible de vérifier qu’on a rentré le bon mot de passe avant de demander au gestionnaire de s’en souvenir.
Tristan Nitot présente certaines de ces nouveautés en vidéo, sur Clubic, à cette adresse : http://www.clubic.com/actualite-141952-video-tristan-nitot-mozilla-firefox.html.

Big Buck Bunny : Beau Boulot Blender !

Big Buck Bunny

Disponible depuis le 20 mai en DVD, proposé en téléchargement dès le 30, le court métrage libre Big Buck Bunny démontre à son tour la puissance du logiciel libre de 3D Blender. Ce « film », en production depuis octobre 2007, est le fruit du projet Peach Open Movie, lancé par la Fondation Blender ; de même qu’Elephant Dream, il va permettre d’améliorer le logiciel et d’en prouver les capacités, à l’industrie du cinéma notamment.

Un scénario amusant

Le premier grand contraste avec le projet Orange réside dans le scénario. Alors qu’Elephant Dream présentait une histoire complexe, Big Buck Bunny se veut amusant et léger. Et c’est réussi. L’action prend place à la lisière d’une forêt, par un jour ensoleillé. Le personnage principal, un lapin gigantesque et un peu pataud, émerveillé par la beauté de la nature et des papillons, est littéralement attaqué par trois écureuils moqueurs sans foi ni loi, qui tuent les papillons et bombardent notre pauvre léporidé de noisettes, de glands, et de tout ce qui leur passent sous la main (on a même droit à des bogues – étoiles de ninja :P ). Notre hardi lapin décide donc d’intervenir, et tel un Rambo sylvestre, de suite moins pataud, il va débarrasser la belle forêt des méchants écureuils.
On se retrouve donc avec un scénario très simple, mais aussi très agréable et drôle à de nombreux endroits.

Des graphismes époustouflants

Les personnages sont complexes (des poils sur les uns, des plumes sur les autres), mais extrêmement bien réussis ; ils ne sont pas sans rappeler les grands films d’animations que l’on peut voir dans les salles obscures. De plus, l’animation des ces « bêtes » est fluide et naturelle.
Les décors (tantôt la prairie herbeuse, où les brins d’herbes frémissent au vent, tantôt la forêt sombre) sont aussi très jolis, bien qu’un peu vides pour ce qui est de la clairière. On peut aussi regretter le faible mobilité de l’herbe, notamment lorsque qu’un personnage la piétine.
Un grand soin a été apporté à la création des personnages et à leur animation. On constate aussi l’omniprésence des particules (herbes, poils), ce qui explique les changements dans leur gestion au niveau de la version 2.46 (d’autres nombreuses modifications découlent aussi directement de l’expérience de ceux qui ont fait le film).

L’insitut Blender, prochains rendez-vous

Peach Open Movie marque aussi la création de l’Institut Blender, chargé de la gestion du projet et qui s’occupe, à partir de maintenant, de tous les projets de la Blender Fondation. Le second projet de cet institut est l’Apricot Open Game, qui vise à développer un jeu vidéo libre en 3D basé sur le film Big Buck Bunny. Débuté en février 2008, le développement de ce jeu, en python et avec l’aide du logiciel libre Crystal Space, devrait s’achever en juillet. Il est d’ores et déjà possible de précommander le DVD du jeu et, bien sûr, de commander le DVD de Big Buck Bunny.
Le court-métrage (réalisé sous Ubuntu !), de même que le jeu, est distribué sous licence Creative Commons Paternité 3.0, l’Institut Blender nous propose ainsi des contenus libres d’une qualité professionnelle.

Blender, la 3D librement.

Ma tentative du jour sera, tout simplement, la description d’une des plus belles réussites du monde libre en matière de 3D : la suite d’animation, de modélisation et de rendu 3D Blender. Histoire, description, réalisations, je vais tenter de vous présenter ce « logiciel » de la meilleure manière possible…

Histoire d’une liberté chère payée…

Logo BlenderÀ ses débuts, Blender, qui s’appelait Traces, était un ray tracer propriétaire sur Amiga.
Sa production a ensuite été assurée par la société néerlandaise Not A Number Technologies, fondée en 1998, qui le distribuait en tant que partagiciel (logiciel propriétaire où l’accès à certaines fonctions nécessite l’achat d’une licence). Le logiciel devint finalement un graticiel, son auteur, Ton Roosendaal, ayant trouvé des investisseurs pour l’aider. Mais ces derniers n’y gagnaient pas grand chose si bien qu’en 2002, ils décidèrent de se retirer ce qui provoqua la faillite de Not A Number Technologies, entraînant logiquement la fermeture du site de Blender.
Cependant, la communauté des utilisateurs de Blender, apprenant la nouvelle, se reforma dans un forum de discussion et, le 18 juillet 2002, Ton Roosendaal, dans le but de créer la fondation Blender, parvient à racheter les droits d’auteur du logiciel pour, tout de même, 100 000 euros. Le but de cette association est de distribuer Blender sous licence GPL, ses sources furent donc dévoilées le 7 septembre 2002. Après des mois de travail pour réaménager le code source, la première version libre de la suite 3D sort le 11 février 2003 :) .

Possibilités infinies…

Les très nombreuses fonctionnalités que Blender nous offre sont d’une exceptionnelle qualité et permettent de réaliser des modèles sublimes. Il peut évidemment modéliser une scène 3D, mais aussi l’animer, ou même en faire un jeu grâce à la possibilité d’insérer des scripts Python. La suite gère aussi les effets et simulations physiques (grâce à Bullet), ce qui rend possible, entre autre, l’animation de fluides, de particules, de corps mous, et l’interaction entre objets. Blender permet également la gestion de la lumière et des ombres, ainsi que des textures et des couleurs. Il propose, enfin, des possibilités d’animations simple grâce à la cinématique directe et aux armatures.
À noter, tout de même, que la suite 3D propose l’import/export de divers formats de fichiers 3D (comme .obj, par exemple).
On peut donc sans trop prendre de risque annoncer de Blender qu’il permet de tout réaliser, pour peu qu’on y mette du temps.

Simplicité déconcertante…

Ce qui a longtemps rebuté les nouveaux utilisateurs de Blender est sa complexité, notamment aux niveaux des menus. Mais la libéralisation de la suite a entraîné, outre une internationalisation des textes, une simplification des menus qui en sont devenus très intuitifs. De nombreuses actions sont simplifiées grâce à des boutons aux noms évocateurs, ce qui fait de Blender une suite très simple d’utilisation, mêlant puissance et clarté.

Développement suractif…

Blender est certainement l’une des suites de logiciels libres qui évolue le plus rapidement ! La dernière version qui date de mai 2007, et estampillées 2.44, suit de très près la version 2.43 sortie trois mois avant. Quand on sait que chaque version apporte son lot de nouveauté, on comprend bien de travail titanesque des développeurs pour proposer sans cesse de nouvelles fonctionnalités.

Splash Screen 2.44

Le code source de Blender est composé (l’était en 2004, en tout cas !) de plus de 300 000 lignes de code, pour environ 69,49% de C, 29,30% de C++ et 1.01% de Python (le reste étant codé en divers autres langages). Il existe aussi de nombreux plugins plus ou moins utiles mais qui prouvent l’engouement que suscite Blender dans le libre, comme de le monde de l’informatique en général.

Orange Movie Project, Peach Open Movie et Apricot.

En plus de supporter le développement de Blender, la fondation du même nom initie des projets de réalisation d’animations et de jeux libres avec Blender et d’autres logiciels libres. Le premier et le seul achevé pour le moment est le projet Orange (Orange Movie Project) qui a conduit à la réalisation du court métrage libre Elephants Dream, terminé en mars 2006.
La fondation Blender a récemment lancé Peach Open Movie qui, dans la lignée du projet Orange, devrait permettre la création d’un court métrage humoristique. Elle a aussi lancé, dans la foulée, le projet Apricot qui, lui, devra se solder par la création d’un jeu, libre, en 3D. Ces deux derniers projets n’ont pas encore été commencés, mais vous pouvez d’ores et déjà télécharger et/ou visionner librement et gratuitement Elephants Dream sur ce site.

Installation.

Blender est dans les dépôts Ubuntu en version 2.43 : pour l’installer, tapez en console :
sudo apt-get install blender
Si vous voulez installer la dernière version, il va falloir compiler ! Rendez-vous sur cette page de la documentation ubuntu-fr qui vous explique comment faire.
Enfin, pour ceux qui ne sont pas sous GNU/Linux, la page de téléchargement de Blender vous proposera sans doute une version adaptée.

Voilà donc ce qu’il en est de Blender, dont les obscures origines heureusement abolies ne purent empêcher l’ascension incontrôlable vers les sommets de la 3D et même du monde open source, une suite à qui la liberté à grandement réussi.

Le calcul distribué avec BOINC.

Aujourd’hui je vais m’atteler à la lourde tâche qu’est la description de la plus célèbre plate-forme de calcul distribué : BOINC. Présentation, installation, utilité : tout y passera ! Ou presque :P

BOINC ? Calcul distribué ?

Boinc, Alliance FrancophoneBOINC n’est ni plus ni moins qu’un programme informatique développé par une université américaine (Berkley). Ce logiciel, le « client », est chargé de gérer différentes « applications » qui ne sont rien d’autre que de simples (tout est relatif :D ) programmes de calcul. Le but est en fait d’utiliser la puissance de votre ordinateur couplée à celle des tous les autres PCs participant au projet pour faire des calculs complexes afin de faire avancer la science. C’est vous qui choisissez les projets que vous souhaitez aider, et là : le choix est vaste ! Plusieurs projets dans de nombreux domaines ont besoin de vous ; analyser des données collectées par des télescopes, trouver de grands nombre premiers, étudier les effets du réchauffement climatique, … Tout ça pour faire avancer la physique, les maths, l’astronomie, et j’en passe !
Et dans la pratique, comment ça se passe ? En fait, c’est très simple. Vous installez le client (BOINC, donc), vous entrez les projets auxquels vous souhaitez participer et vous faites ce que vous voulez de votre ordinateur ! En effet, ce dernier va, grâce au net, télécharger comme un grand les calculs qu’il doit faire et, toujours grâce à internet, il va envoyer les résultats. Vous pensez que les performances de votre PC vont en pâtir ? Rassurez-vous : BOINC n’utilise que ce que vous n’utilisez pas déjà ! Et ne pensez pas que BOINC est un logiciel de vieux geek altéré, il est utilisé par plus d’un million de machines dans le monde ; pourquoi ne pas l’essayer ?

Installer le client : BOINC.

Comme annoncé dans la partie précédente, pour pouvoir gérer les calculs il vous faut le programme « client » : BOINC. Il se trouve dans les dépôts Ubuntu ; il vous suffit donc de taper dans une console :
sudo apt-get install boinc-client boinc-manager
et le tour est joué. BOINC est accessible via le menu Applications ⇒ Accessoires ⇒ BOINC Manager. En fait, vous avez installé le client (qui se charge tout seul au démarrage), et l’interface graphique. Vous n’êtes donc pas obligé de garder la fenêtre ouverte pour que votre ordinateur calcul ; ce n’est qu’une interface graphique.
Bon et puis comme je suis sympa, amis windowsiens & maceux, le logiciel est aussi disponible ici.

Pour qui calculer ?

Maintenant que le client est installé, il va falloir trouver des calculs ;) . Vous allez donc choisir à quels projets vous souhaitez participer. Chaque projet dispose d’un site internet qui servira à l’attacher à votre client. Prenons par exemple le célèbre Seti@home ; ce projet à besoin de vous pour analyser les données d’un télescope en vue de détecter une quelconque vie extraterrestre. Son site est http://setiathome.berkeley.edu/. Pour l’attacher à votre client, ouvrez BOINC. Allez dans Outils ⇒ Rejoindre un projet. Lisez la petite introduction et cliquez sur « Suivant ». Là, un champ texte attends que vous donniez l’adresse du site de votre projet. Rien de plus simple, tapez http://setiathome.berkeley.edu/ puis cliquez sur « Suivant ». Le client vérifie de quel projet il s’agit. Il affiche ensuite un formulaire. Vérifiez que le bouton « Non, nouvel utilisateur » est bien coché. Si ce n’est pas le cas, faites le. Entrez ensuite votre email et un mot de passe et… cliquez sur « Suivant » ! Le client va à nouveau communiquer avec le projet et, si tout se passe bien, votre navigateur s’ouvre sur le site du projet qui vous demande quelques informations supplémentaires. Vous pourrez accéder ensuite à votre compte pour ce projet dans l’onglet « Projets » du BOINC Manager (cliquez sur le nom et dans le menu de gauche sur « Votre compte » ou sur le nom pour accéder au site). Vous voilà attaché au projet, BOINC calcul certainement déjà. Chaque unité de travail (WU, pour Work Unit) est téléchargée, calculée puis renvoyée. Vous pouvez voir les unités de travailles qui vous ont été envoyée dans l’onglet « Tâches ». Vous y retrouvez le nom du projet, le temps restant, la date limite d’envoi (date avant laquelle il faut avoir fini les calculs, sinon ils ne seront pas comptabilisés) et l’état. Vous pouvez répéter l’opération pour vous attacher à plusieurs projet. Sachez aussi que BOINC ne calculs pas toutes les WUs en même temps : il en calcul une pendant un temps donné, puis une autre pendant un temps donné (qui n’est pas forcement le même), etc. Il faut aussi savoir que plus vous avez de projet, plus le temps pour calculer une WU sera long (logique, puisque plus de travail).
Concernant les WUs, il se peut que certains projet n’est momentanément plus besoin de vous (cela peut durer de quelques minutes à quelques années :P ). Ils ne vous envoient donc plus de travail. En tout cas, pour être sûr de calculer dès que possible, cochez la case « Toujours calculer » du menu « Activité ».

Je gagne quoi ?

Rien ! Vous aiderez la science, c’est déjà pas mal :D . Mais bon, pour mettre un peu de piment dans l’affaire, à chaque calcul achevé avec succès vous sera envoyé un peu de crédit (qui ne sert à rien à part à faire des classements :P ). Vous pourrez donc comparer les pays entre eux, savoir qui calcul plus ou moins que vous, et même intégrer une équipe dont le seul et unique but (gnarf gnarf !) est de s’emparer de la première place… En parlant d’équipe, vous n’en avez pas… encore ! La plus importante équipe francophone est l’Alliance Francophone (ça ne s’invente pas ;) ), je vous propose donc d’y entrer. Pour cela, sur les sites des projets où vous êtes sans équipes, rendez vous dans votre compte ( »Your Account »). Quelque part sur la page il y a le mot « Team » avec à sa droite « None » (en clair, vous n’avez pas d’équipe :P ). Encore à droite, cliquez sur « Find a team ». Cherchez « L’Alliance » pour trouver « L’Alliance Francophone » (cliquez dessus). Vers le bas de la page, cliquez sur « Join », puis sur « Join team » et ça y est : vous êtes membre de l’Alliance Francophone (au troisième rang mondial, tout de même !). La manœuvre est à réitérer pour chaque projet auquel vous participez.
De plus, chaque membre de l’alliance francophone peut faire partie de « minis-équipes ». Il en existe de nombreuse (team est, équipe de la science, team Linux, …). Encore une fois, le seul but est de faire des classements avec les minis-équipes. Pour devenir membre d’une mini-team, il suffit de modifier son pseudo en quelque chose qui ressemble à ça : [AF>France>Est>Lorraine>Linux] Nicoz.
En clair, mon pseudo (oui, oui, c’est mon mien :P ) est Nicoz, et ce qui est entre crochet indique mes mini-teams. AF pour Alliance Francophone, France (il y a des minis-teams canadiennes, suisses, belges : on ne parle pas le français qu’en France !), Est pour la team Est, Lorraine… Bon, besoin de détails en plus ? Je vous conseille de rajouter au moins : [AF>France>Linux] avant votre pseudo (France si, bien sûr, vous êtes français ;) ).
Pour les statistiques, rendez vous sur http://fr.boincstats.com/.

Voilà, j’espère avoir été clair, la liste de différents projet fera peut-être l’objet d’un prochain billet. Entre temps, calculez bien ;) .

Quelques liens…

Tagada, la console revisitée!

Tagada est un petit script bash développé xbright destiné aux geeks les plus pervertis… Une petite description s’impose ;) !

Tagada est donc un logiciel libre (encore heureux, non mais!) qui ne fait qu’interfacer (c’est déjà pas mal diront certains :P ) APT et d’autres nombreuses commandes. Mais attention, tagada ne le fait pas n’importe comment!
Imaginez… Avant, pour installer un logiciel, vous tapiez « apt-get install logiciel »… C’est morne, pas drôle… La commande n’était pas commode! Maintenant, avec tagada, tapez simplement « tagada tsouin tsouin logiciel », et le tour et joué! Vous voulez la liste des commandes? « tagada osekour » est là pour ça! Mieux qu’une évolution, une révolution pour les geek les plus geek du monde entier! Copier des fichiers, désinstaller un logiciel, rien se sera plus jamais comme avant…
Bref, comme beaucoup déjà l’ont dit, totalement inutile et donc indispensable!

Cette chose se trouve par là :
http://www.codingteam.net/tagada-down.html !
Et puis pour plus de précisions c’est là-bas :
http://www.codingteam.net/tagada-down.html !
Tagada, ce que le monde du libre fait mieux qu’Haribo!